jeudi 11 août 2005

Summer reading: Frida Kahlo

Le journal intime de Frida Kahlo a été publié en 1995 par les Editions du chêne. Frida y dit ses souffrances, son amour pour Diego Rivera, l’un des plus grand peintres muraux mexicains (mais aussi un drôle de bonhomme qui fut zapatiste et finit stalinien). Ce journal, mêlant douceur et lucidité amère, est émouvant. C’est aussi un beau livre qui offre 70 reproductions (principalement des aquarelles) de ces auto-portraits que Frida Kahlo, de manière obsessionnelle et parfois cruelle, n’a cessé de faire.


Frida by Nickolas Muray (1938) - Couverture du Journal de Frida
"I never painted dreams. I painted my own reality".

Pour en savoir plus sur Frida Kahlo:
- Un hommage flamboyant et incisif sur un site perso derives.free.fr:« Femme qui parle la souffrance, la beauté, la laideur, la mort, la construction, la déconstruction, la fidélité, l'infidélité, femme accomplie dans une peinture passion, femme de la Révolution, femme du Mexique, femme cyborg, femme flamme, femme icône ».
- Si vous êtes de passage à Londres, ne manquez pas (Frida Kahlo la très belle exposition sur Frida Kahlo à la Tate Gallery, un exemple de ce qu’une muséologie intelligente permet de produire.
- Un
site italien consacré à Frida Kahlo, très complet.

Frida Kahlo, a Mexican painter (1907-1954), was a singular character. Her life was driven by passion and sensuality, but also physical suffering (she contracted polio at the age of five and was later severely injured in an accident – throughout her life she had dozens of surgical operations and she painted many of her works laying in bed). An early feminist, Frida was in constant rebellion against social and moral norms of her time. She had many lovers, men and women, including Leon Trotsky and André Breton’s wife (nevertheless, Breton was a great fan of her and she was one of muse of the surrealist movement). But her great love was Diego Rivera, one of the most famous Mexican painters of the 20th century, especially known for his mural works, whom she married twice. Proud of her "Mexicanidad" and cultural traditions, she also fought against the rampant Americanization of her country.

Et aussi (pour lire sur la plage/a reading for the beach):
Cher Diego, Quiela t’embrasse par
Elena Poniatowska. (Essayez de vous procurer l'édition de 1984, bien plus jolie que les rééditions ultérieures)
Diego Rivera vient à Paris avant la Grande Guerre, où il rencontre Angelina Beloff, russe et peintre elle aussi. Ils vivent ensemble pendant dix ans. Puis Diego Rivera retourne au Mexique où Angelina Beloff devait le rejoindre, mais il ne donne plus signe de vie. Elena Poniatowska, écrivain mexicaine comme son nom ne l’indique pas, a imaginé les lettres qu’Angelina écrivait à Diego et auxquelles celui-ci ne répondait pas. Un petit bijou de texte, d'une beauté déchirante.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Pas de grand rapport avec le post mais merci pour le lien vers arte-radio que je ne connaissais pas!

Vincent a dit…

Dans un ancien post, tu disais ne pas savoir le nombre qui te lise via le RSS.
Eh bien, sache que je rentre officiellement dans cette catégorie. rajoute donc +1 dans tes stats du jour...

Th. a dit…

Merci. En fait je me suis aperçu que Feedburner me donnait le nombre de readers et d'agregators demandant mon blog. En revanche, ce que je ne saisis pas, c'est que ce nombre varie ts les jours: 39 hier, 19 il y a deux jours, 68 il y a 3 jours...