Dans la série "Qu'est-ce qu'un bon débat politique à la télévision?", l'émission "Pour un oui ou pour un non: vous avez la parole" diffusée dans la soirée du lundi 25 avril sur France 3 valait le coup d’œil.
Qu'a-t-on vu? Avant tout, une animatrice, Elise Lucet, qui s'efforçait de suivre à tout prix son conducteur, de discipliner les huit responsables politiques invités et, surtout, répétait sans cesse, « Interactivité, interactivité, interactivité » (inconsciente réminiscence du célèbre « l’Europe, l’Europe, l’Europe » de De Gaulle ?).
Car, en effet, il était prévu qu’à intervalles réguliers, des citoyens pourraient poser des questions à partir des studios régionaux de France 3. Manque de pot, ces citoyens là avaient avant tout à cœur de dire leur opinion sur le traité plutôt que de poser de « vraies » questions et l’on sentait Elise Lucet de plus en plus dépitée devant les résultats de cet exercice d’interactivité qui ne se déroulait pas comme prévu.
Finalement c’est la partie la moins interactive de l’émission, quand chacun des responsables politiques a été appelé à dire en une ou deux minutes pourquoi il fallait voter OUI ou NON, que j’ai préférée.
Au total, un débat assez confus, quoique pas inintéressant, qui a butté sur quelques-uns des problèmes habituels des émissions politiques à la télé :
- la peur du vide qui conduit les animateurs à surpeupler leur plateau (ce qui immanquablement génère un sentiment de frustration chez les invités qui ont l’impression de n’avoir pas eu assez de temps pour parler) ;
- l’impossible conciliation de l’imprévisibilité du direct et du désir de construire les émissions politiques comme un ensemble dynamique de séquences diversifiées (ici : structuration du débat en grands thèmes avec, à chaque fois, un reportage, des interventions de politiques, des questions de citoyens);
- la tendance des politiques à ne voir dans la télévision qu’un porte-voix sans trop se préoccuper du contenu et du format mêmes de l’émission à laquelle ils participent ;
- enfin, et peut-être surtout, la difficile gestion simultanée de trois publics : lorsqu’une personne intervient dans un débat télévisé, elle s’adresse à la fois à son interlocuteur, au public qui est présent sur le plateau (et dont elle sent les réactions mêmes silencieuses), et au public qui n’est pas là mais devant son téléviseur.
A part ça, la rubrique Référendum européen de France 3 est très bien faite et fourmille d'informations.
lundi 2 mai 2005
L'Interactivité, l'interactivité, l'interactivité
Thèmes : Débats politiques
samedi 30 avril 2005
YES IN ENGLISH, NO IN FRENCH
Saviez-vous que les sites Web qui parlent, de près ou de loin, de la constitution tendent à préférer le Non plutôt que le OUI, lorsqu’ils sont en français, et l’inverse lorsqu’ils sont en anglais ?
C’est ce que nous apprend Jean Véronis, directeur du Directeur de l'équipe de recherche DELIC (DEscription Linguistique Informatisée sur Corpus) d’Aix-en-Provence, sur son remarquable blog sur les technologies du langage dont je vous recommande vivement la lecture quotidienne.
Pour aboutir à ce constat, Jean Véronis s’est livré à un petit exercice. Il a effectué sur le moteur de Yahoo différentes requêtes comprenant d’un côté les termes liés « Constitution européenne », de l’autre les termes « OUI et pas NON », « NON et pas OUI », etc. Résultat : il y a à peu près sur le Web 135 000 pages avec Constitution européenne et ce que Jean Véronis appelle un OUI sec (pas de NON) et 521 000 pages avec un NON sec. Soit environ quatre fois plus.
En revanche, si on fait la recherche équivalente en anglais, on trouve : d’abord moins de pages Web sur la Constitution européenne qu’en français (étonnant sachant qu’il y a énormément plus de pages en anglais) ; ensuite, plus de pages avec un YES sec qu’un NO sec.
Comme le font remarquer divers commentaires suivant ce billet, ceci n’est pas très étonnant dans la mesure où les tournures négatives sont plus fréquentes que les tournures positives dans notre langue, et on peut parfaitement être pour la constitution européenne sans utiliser le mot oui mais beaucoup le mot non (ex: « Non, le traité ne signifie pas une régression, c’est pourquoi il ne faut pas dire NON et le ratifier). D’autres internautes se sont amusés à faire le même exercice mais cette fois avec les mots POUR ou CONTRE, ou bien POSITIF et NEGATIF. Et dans ce cas, on trouve davantage de pages Web POUR ou POSITIF. Comme quoi, mais on le savait déjà, les moteurs de recherche ne nous renseignent que très imparfaitement sur le contenu réel d’un site.
Web sites that deal with the European constitution tend to use the term NO more frequently than the term YES when they are in French, and the opposite when they are in English. This is what Jean Véronis, a researcher in linguistic techniques at the University of Aix-en-Provence found out just by making a simple query on Yahoo. HERE HIS POST IN ENGLISH.
samedi 23 avril 2005
Mouton noir contre Miss Oui
Lors du débat sur le référendum sur TF1, Jacques Chirac a déclaré qu'en cas du victoire du NON, la France deviendrait le mouton noir de l'Europe.
Du coup, un site Mouton noir est apparu sur le Web, confectionné par William Abitbol, lieutenant de Charles Pasqua. Plutôt bien fait et assez rigolo. On y trouve des fonctions qui deviennent maintenant habituelles sur tout site politique (téléchargement d'affiches ou de tracts, recommander ce site ou envoyer un lien à un ami). On peut aussi en principe traduire les pages en anglais ou allemand grâce au traducteur intégré d'Altavista (mais ça c'est moins réussi).
Le plus marrant: une traduction en langage texto du traité constitutionnel .
Par constrate, le site des jeunes de l'UDF de la Somme, Dites-lui Oui (sous entendu à une Miss OUI dont on voit la silhouette plutôt sexy sur tout le site) apparait assez palîchon malgré sa couleur orange. De façon assez évidente, il s'agit d'attirer les jeunes grâce à diverses animations "interactives" (dont un jeu). Mais au total ça ressemble assez aux documents pédagogiques qu'on distribue dans les écoles primaires et ça ne casse pas cinq pattes à un mouton, même noir.
Black sheep versus Miss YES
During the debate on the French referendum broadcast on TF1 last week, Jacques Chirac stated that if the NO won, France would become the black sheep of Europe (le mouton noir de l'Europe).
The next days, a site Mouton noir made its appearance on the web, set up by the team of Charles Pasqua, a right wing politician. Overall nicely designed and rather funny, it includes some of the functions which have now become usual on political web sites (such as downloading posters or “mail this link to a friend”). I especially recommend the translation into text messaging (SMS) of the EU constitution : really worth your reading.
By contrast, the Web site designed by the youth section of the UDF appears somewhat ordinary. Untitled Dites-lui Oui (Say YES to her - we guess it is HER because there is the shape of a young sexy woman all over the Web site), it is clearly aimed at a young audience and provides several “interactive” functions, including a game. Yet, all that looks like the pedagogical materials in use in primary schools and, as we say in French, it does not break five legs to a sheep, even a black sheep.
mardi 19 avril 2005
Chirac et le référendum sur TF1
Un renouvellement des émissions politiques est-il possible ?
Quelques réflexions autour de l’intervention de Jacques Chirac sur le référendum, jeudi 14 avril sur TF1, non sur le fond (retranscription intégrale du débat par ICI), mais sur la forme (la vidéo du débat par LA).
Dès que le format de l’intervention de JC sur TF1 a été annoncé, une polémique s’est développée. D’un côté, les sociétés de journalistes de France 2, France 3 et M6 ont dénoncé dans un communiqué commun « le triomphe du marketing politique et de l’information spectacle au mépris du journalisme ». La présence de E Chain, JC Delarue et MO Fogiel , animateurs connus pour leurs talks-shows et non spécialistes de la politique (quand bien même fussent-ils journalistes) a été critiquée. On a également mis en doute la représentativité du panel de jeunes appelés à interroger JC, certains notant qu’ils constituaient un public plus facile que des personnes plus âgées qui, elles, auraient pu mettre le discours pro-européen en perspective.
D’autres au contraire se sont réjouis de ce que cette émission constituait un renouvellement du débat politique télévisé. Et c’est vrai que la politique à la télé a bien besoin d’être revalorisée. Mais comment faire ? Je ne suis pas sûr que le débat sur TF1 ait beaucoup contribué à renouveler le genre. Dès le départ, il y avait un défaut de construction : quel sens cela avait-il de rassembler 83 jeunes (à part dire qu’ils étaient représentatifs), sachant qu’ils ne pourraient pas tous intervenir ; à quoi bon quatre animateurs (à part le fait que cela a aidé à la publicité du débat) ? Quant à Jacques Chirac a-t-il vraiment joué le jeu ? On avait l’impression qu’il cherchait avant tout à placer des slogans ou formules, soigneusement préparés (le fameux « N’ayez pas peur »). Et, d’un point de vue psycho-sociologique, il n’est jamais très habile de stigmatiser ses opposants : généralement, cela les radicalise plus que cela ne les ébranle. Plutôt que dire aux partisans du Non que la France va devenir « le mouton noir de l’Europe »à cause d’eux, il serait sans doute plus malin de partir de leurs manières de voir et de leur demander comment, pratiquement, au lendemain d’un vote Non on va construire une autre Europe, qui conserve les points positifs du traité constitutionnel.
Les émissions politiques constituent un genre mineur à la télévision. Leurs audiences sont modestes (de 2 à 6 millions de téléspectateurs pour une émission aux heures de grande écoute) et leur public est très masculin et âgé (plus de 70% des téléspectateurs qui regardent 100 minutes pour convaincre, l’émission politique phare de France 2 ont plus de 50 ans !). Malgré quelques tentatives (dont l’émission Ce qui fait débat animée par Michel Field sur France 3 en 2000-2001, où la parole était donnée en direct à des gens rassemblés dans des cafés de province), ce sont toujours les deux mêmes formats qui reviennent avec quelques variantes : le face à face entre deux ou plusieurs responsables politiques de bord opposé ; le face à la presse, parfois entrelardé de reportages et mâtiné d’interventions de gens, censés représenter les citoyens.
Cette dernière voie est sans doute intéressante à explorer, sachant que l’intervention du public peut sans doute rafraîchir le débat politique, mais n’y suffit pas. En Grande-Bretagne, l’émission Question Time sur la BBC offre un bon exemple de la manière dont des responsables politiques peuvent être confrontés à un panel de téléspectateurs. Mais plusieurs ingrédients sont nécessaires pour qu’une émission politique fonctionne bien : avant tout qu’elle dispose de la durée pour s’établir et s’améliorer progressivement ; que quelques règles simples de discussion soient fixées ; un animateur expérimenté, pugnace et peu impressionnable...
Thèmes : Débats politiques
jeudi 14 avril 2005
Coucou me revoilou!
Coucou. Me voici désormais en France. Pour fêter ma traversée de la Manche, je vous propose ce lien vers le blog personnel de Jacques Chirac (eh oui, Jacques Chirac est aussi un blogueur).
Le Blog personnel de Jacques Chirac
Dans un prochain post, je reviendrai sur le débat télévisé de Jacques Chirac sur TF1.
A très bientôt donc!
mercredi 23 mars 2005
Yes, yes but, no, no but: the French EU referendum on the net
The French referendum on the European constitution is going to take place on May 29. Web sites of all kinds are blossoming and offering a large variety of opinions, arguments and styles.
Two facts should make the campaign on the net especially lively:
1) Political stands on the EU constitution don't go along traditional party lines, and within some parties (notably the socialist party), dissidents will use the net to voice their opposition to the Constitution.
2) Those for the NO will have much less access to TV, since the time for official electoral broadcasts will be allocated to parties which have MPs at the French or the European parliaments and, in part, depending on the votes they got at the last European election. De facto, this means a lot of TV time for the YES (advocated by all large French parties), while the NO will be defended on TV only by far left or far right parties (including the National Front).
Here is a first selection of Web sites or blogs on the French referendum. Quite interestingly, it should be noted that the blog format is taking over traditional Web sites, likely because blogs are easier to start and maintain.
(Please let me know of any noteworthy site I may list in subsequent posts).
Le référendum sur la Constitution européenne aura lieu le 20 mai prochain. Les sites se multiplient pour défendre le oui ou le non, Beaucoup sont (très) sérieux, certains s'essaient à des approches plus amusantes.
Deux éléments devraient conduire à une utilisation plus intensive du net lors de la campagne.
1) Les camps en faveur du Oui et du Non ne correspondent pas aux clivages partisans traditionnels, et à l'intérieur de certains partis, notamment le PS, les partisans du Non devront utiliser le net pour faire entendre leur voix.
2) Le camp du OUI sera sur-représenté lors de la campagne télévisée, puisque seuls les partis ayant des élus aux Parlements français ou européen disposeront d'un temps d'antenne (10 minutes chacun, le reste étant réparti en fonction des résultats obtenus à la dernière élection européenne).
Voici une première sélection de sites Web ou blogs. On peut noter que les blogs, plus faciles à créer et à gérer, l’emportent sur les sites Web traditionnels.
Merci de m'indiquer les sites intéressants que vous repérez. Je les citerai dans un prochain post.
Serious category/ Catégorie sérieux:
http://www.lesamisduoui.com/ (YES)
http://www.ensemblepourleoui.fr/ (YES)
http://www.constitution-europeenne.info/(YES)
http://www.appeldes200.net/ (NO)
http://reseau.over-blog.com (NO)
http://www.france.attac.org/(NO)
Dissident Socialists category / Catégorie des socialistes dissidents (NON)
http://www.pourmoicestnon.com/
http://www.nonsocialiste.fr/
http://www.ambitioneurope.org/
Trans-European sites category/ Catégorie sites transeuropéens:
http://yes-campaign.net (YES)
http://www.euractiv.com (Institutional)
http://www.yesbut.org/en/ (YES BUT)
Quizz on the European constitution / 25 questions sur la constitution (NON)
http://www.attacparis12.lautre.net/tmp/bazar/quiz.html
Kind of funny category /Tendance humoristique
Belles histoires d'Europe (YES!)
http://www.la-gauche.org/ (NO!)
http://www.yesbutnau.com/ (YES BUT NAU)
NO posters and stickers to download/ Affiches et stickers pour le NON:
http://www.lateliergraphique.org/visuels.php
jeudi 17 mars 2005
News management, propaganda and public information
ABC News had a gripping story yesterday March 16th: Government Blurring the Line on News? It was about Bush administration sending video news relases to TV stations accross the country. These video news releases are designed and packaged as other segments in the news and some stations - mostly local - did broadcast them without no indication they have been produced by the government.
As an example, ABC News cited the case of "a report about the president's controversial education bill which was presented as news on many local stations including those in Houston and Washington and ended with the words: This is a program that gets an A-plus. In Washington, Karen Ryan reporting." . But, as ABC News point outs, Karen Ryan is not a reporter. She works in public relations and was hired by the Bush administration to voice the government-produced news stories.
While the government sees this pratice as "the legitimate provision of information concerning the programs administered by public agencies", the Government Accountability Office, which is the investigative arm of Congress, considers that, in many cases, this amounts to "covert propaganda", especially when there is no clear mention of the source.
News management, as public relations specialists and spin doctors call it, is not something that the Bush administration invented. It has been commonplace in many governments for one decade, notably Clinton's and Blair's. In France too, we have some attempts to news management, especially from the part of younger ministers (e.g. Nicolas Sarkozy) who have been politically socialized in a TV environment. Yet, compared to the US and the UK, news management remains somewhat amateur in France .
News management encompasses a set of techniques - setting the agenda, managing expectations, arranging photo opportunities, embedding journalists in government operations, providing easy access to data or video footage, etc. - which all aims at controlling how the media cover a specific issue. That governements and political organization seek to frame issues should not come as a surprise. What is more unfortunate is that so few journalists do resist such strategies.
Thèmes : News management
samedi 12 mars 2005
French capitalist reuses May 68 anticapitalist posters
An interesting debate is taking place on several French blogs (see especially the post by Hervé Le Crosnier on Framasoft : Une campagne publicitaire qui empiète sur le droit moral et les biens communs de la culture) about Leclerc (a large retail stores chain)* using May 1968 posters for its own corporate communication.
One intriguing aspect of the Leclerc advertising campaign is the statement by the Company CEO that the copyrights of the May 1968 posters had been registered by someone and that Leclerc bought them (in Les Echos, 1er mars 2005, p. 19). So far, most people believed that the posters were the collective creation of the Atelier populaire.
Besides the debate on how to protect "collective intellectual property rights" (an innovating, yet tricky, concept which is being explored through Common creative licences), Leclerc hijacking of May 68 posters has given rise to some fascinating cultural jamming.
Here are some examples:
- Leclerc, maréchal des logis.
- Rispotons à Leclerc.
- Le détourneur détourné.
(*) To know more about Leclerc and the likes, you may want to read Les coulisses de la grande distribution (the back office of large retail stores) by Christian Jacquiau (Albin Michel publisher, 2000).
vendredi 11 mars 2005
Oxford politics - Animals vs bikers rights
There are many bikers in Oxford. In this mostly flat city, using a bike is the quickest and cheapest way to go from one point to another. Yet, the City Council does not seem eager to meet bikers needs. There are not enough bikes racks, bikes lanes do not form a coherent system. That City officials do not care about bikers is quite logical: a majority of them are students who are not permanent residents and do not vote in the city.
By contrast, animal rights activists are much more powerful and for several months now, they have been able to stop the building of a new research center (in which they claim animals experiments were to take place).
As Lenin would put it: if you want to change things, you do not need to be many, but well organized and determined.
mardi 8 mars 2005
La courte vie des blogs
Beaucoup de blogs naissent chaque jour; beaucoup meurent aussi. La contrainte d'avoir à écrire chaque jour, ou en tout cas assez souvent, quelque chose, et si possible quelque chose d'un peu intéressant, est terrible.
En plus on s'aperçoit vite qu'on est peu lu. Quelques dizaines de visiteurs au mieux, jamais les mêmes (ce qui suggère qu'ils sont arrivés là par hasard - notamment grâce à la fonction Next Blog de blogger; intuition vite confirmée par l'analyse des sites d'où viennent ces visiteurs).
Bref, alors qu'on avait tant à dire à l'humanité réseautante, on se rend compte qu'on est qu'une petite goutte d'encre dans un immense océan d'octets.
Parmi les blogs qui mettent la clé sous la porte, il y a aujourd'hui Locust St.. Comme les autres bloggueurs, son auteur est un peu fatigué. mais il a aussi une autre raison: il a remarqué que, parmi les visiteurs assidus de son blog, figurait quelqu'un d'un cabinet d'avocats spécialisé en propriété intellectuelle. Alors Locus St. a décidé d'interrompre sa remarquable chronique du jazz des années 1940.
Parano? Peut-être un peu, mais peut-être pas tant que ça...
Bye Bye Locus St.
vendredi 4 mars 2005
An idea for Mr and Ms Bill Gates
The king of computer software Bill Gates has received an honorary knighthood from the Queen, as the BBC news web site put it.
This is to honour the action of the Bill and Melinda Gates Foundation that has hugely invested in research for an Aids vaccine and is currently working on a global health programme in the developing world. The Foundation is also "committed to raising the high school graduation rate and helping all students—regardless of race or family income—graduate as strong citizens ready for college and work" and has established a scholarship scheme to enable the brightest students to go to Cambridge University.
At some point in the day, Melinda Gates said on TV that "the world would be much better if people gave their money away".
This is a very accurate statement.
So, may I suggest an idea to Bill and Melinda?
Since there is a widespread concern about Microsoft's dominant position in software, why Bill and Melinda would not give away their company to the rest of the world?
I even have an idea about how we could manage this so that Bill (and Melinda) get rewarded for all the work they have accomplished. In each country of the planet, an users association would be established to buy the shares of the Microsoft company (for instance in proportion to its population). Thanks to this scheme, Microsoft would become the people company. And Bill and Melinda, being much richer, could give away more money to the developing countries.